Lundi 22 juin 2009
: Versailles
: Tout ça pour çà !
Lundi 22
juin, Nicolas Sarkozy a convoqué l’ensemble des parlementaires à
Versailles pour délivrer son message présidentiel. Respectueux
des institutions républicaines, je suis allé l’écouter. Mais
cette séance de monologue présidentiel est une preuve
supplémentaire que la modification de la constitution que nous
avons combattue conduit à un réel affaiblissement de la
démocratie et du rôle du Parlement. Comment accepter qu’un
président s’exprime pendant 45 minutes puis tourne les talons,
sans écouter les réactions des représentants du peuple !
C’est
pourquoi le groupe socialiste a refusé de participer au débat en
l’absence du président et décidé de réagir au discours
présidentiel lors des questions d’actualité au gouvernement à
l’Assemblée. Quant au discours lui-même, j’ai entendu un
discours de campagne souvent en totale contradiction avec
l’action concrète du président.
J’ai entendu
le président de la république stigmatiser « les parachute dorés
et les gains mirobolants des dirigeants de certaines grandes
entreprises », mais quand j’ai défendu il y trois semaines une
proposition de Loi les limitant pour les entreprises faisant
appel au fonds publics, la majorité a voté contre.
J’ai entendu
le président de la république dire qu’il ne ferait pas une
politique de rigueur, mais comment appeler les plans
Questions
d’actualité mardi 23 juin : L’Emprunt : un écran de fumée
Je suis
intervenu mardi pour dénoncer un emprunt qui est un habillage
pour masquer la dérive dramatique des finances publiques . Au
moment où l'Etat emprunte pour payer les intérêts de sa dette,
il est temps d'arrêter les écrans de fumée et de parler un
langage de vérité aux Français (voir la video)
Visite des
écoles, collèges et Lycées de la circonscription : Ecole
Aveyron (1er), Lycée Camille Claudel (4ème), Ecole Flammarion
(4ème), Maternelle Audrey Hepburn (9ème), écoles de la Duchère
(9ème), Ecole A Daudet (9ème). La classe de CM2 de l’école
Lamartine (2ème) qui participe au Parlement des enfants a été
accueillie à l’Assemblée le 25 juin. En photo les dessins des
élèves de l’Ecole Flammarion sur le thème « les grandes
découvertes».
Le
traditionnel défilé de mode organisé par les classes du
Lycée professionnel Camille Claudel a été un véritable festival
de costumes et de coiffures toutes plus somptueuses les unes que
les autres (photo).
Il reflète
le formidable talent des professeurs et des élèves dont certains
sont déjà repérés par de grandes maisons de couture.
Concert de
l’orchestre des enfants de l’école A Daudet du Vergoin
(photo) avec l’assistance de l’Ecole de musique de Saint
Rambert. Fête des écoles de la Duchère le 19 juin. Repli
sur le studio de Vaise en raison du mauvais temps, mais la
beauté du spectacle des enfants dirigés par la compagnie Hellet
Gayan fit oublier ce contre temps.
19 juin
Le souvenir du sacrifice des troupes d’Afrique Le 19 juin 1940, alors que s’engageaient les négociations
d’armistice, se déroulait aux portes de Lyon la plus sauvage des
barbaries, préfigurant celle qui allait déferler pendant plus de
4 ans sur l’Europe. Faits prisonniers après une résistance
héroïque, les soldats venus de toute l’Afrique qui composaient
le 25éme régiment des tirailleurs sénégalais furent séparés des
européens et massacrés.
Le cimetière
du « Tata Sénégalais » à Chasselay, comme la plaque déposée au
bas de la montée de Balmont à la Duchère (photo de la cérémonie
avec Alain Giordano, maire du 9ème arrondissement) rappelle ce
que nous devons au sacrifice de ces soldats venus de toute
l’Afrique pour défendre les valeurs de Liberté d’Egalité
et de Fraternité que nous écrivons sur le fronton de nos mairies
et de nos écoles. Puissions-nous ne pas l’oublier aujourd’hui
20 juin :
Lutter contre toutes les discriminations.
Participation à la marche des parapluies organisée par Forum
réfugié à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, puis à
la marche des fiertés qui se croisaient samedi 20 juin près de
l’hôtel de ville. Il reste encore un long chemin à parcourir
pour que toutes les discriminations qui subsistent dans la vie
de tous les jours et parfois même dans notre législation
disparaissent.
Mai – juin 2009 :
débats et meeting sur l’Europe, la Crise, le Développement durable
J’ai participé à
de nombreux débats et meeting sur l’Europe, la Crise, le
Développement durable :
Université
de Lyon III le 4 mai, débat avec Vincent Cheyney sur le thème
« décroissance ou nouvelle croissance ;
La Charité
sur Loire le 6 mai à l’invitation de Gaétan Gorce sur le thème
« Crise et inégalités » ;
Roanne le 7
mai sur « Quelle réponse européenne à la Crise » avec les
candidats socialistes de la Loire aux européennes ( et Marie
Hélène Riamon) ;
Paris le 27
mai « Quelle réponse des socialistes européens face à la crise
» à l’invitation de la fondation Jean-Jaurès et de la
Fondation Progressiste ;
Lyon 1er ,
au Budy Burd le 28 mai sur « Europe et crise » avec Nathalie
Perrin-Gilbert ;
Lyon 9ème,
salle Jean Couty le 4 juin à l’invitation d’Utopia, sur le
revenu d’existence (débat avec l’auteur de « ne pas perdre sa
vie à la gagner »)
EM Lyon le 8
juin, débat avec Dominique Paillé porte parole de l’UMP sur
« crise et réformes »
Ciné-Caluire
le 15 juin à l’invitation de la Ligue des droits de l’homme à
l’occasion de la projection du film « Let’s make money ;
Table ronde
sur les politiques économiques européennes au colloque d’Europartenaires
présidé par Elisabeth Guigou jeudi 25 juin
Table ronde
« Quelle politique économique et sociale dans la France de
l’après-crise » à Lorient samedi 27 juin.
11 juin :
Grenelle de l’environnement
Discussion
en deuxième lecture à l’Assemblée nationale du projet de Loi sur
le grenelle de l’environnement. J’ai souligné dans mon
intervention la nécessité de passer rapidement de la parole aux
actes notamment en ce qui concerne la mise en place d’une taxe
carbone.
Manifestation du 1er mai avec Vincent Peillon, puis muguet
aux pensionnaires des maisons de retraites de la circonscription
et déjeuner « indien » en l’honneur de Sœur Dominique, a la
maison de retraite des petites soeurs des pauvres avec Dominique
Bolliet maire du 4ème .
Rives de
Saône un projet emblématique. Visite avec Dominique Bolliet
maire du 4ème arrondissement début mai des berges de la Saône le
long du quai Gillet. En pièce jointe mon intervention le 6 avril
à la Communauté Urbaine sur un projet qui marque une vraie
renaissance du rapport de la ville à la rivière qui a façonnée
son histoire.
Jeudi 30 avril
2009 : Supprimer le bouclier fiscal et limiter la dérive des
rémunérations des dirigeants
Comment
justifier des rémunérations de près de 5 millions d’euros pour
les dirigeants du CAC 40, soit plus de 300 SMIC, alors que le
salaire net du dirigeant d’une PME de moins de 10 salariés est
égal à 3 SMIC (36 000 euros) et celui d’un dirigeant
d’entreprise de moins de 500 salariés proche de 70 000 euros en
moyenne (6 SMIC) !
Cette
explosion des rémunérations des dirigeants des grandes
entreprises est particulièrement choquante dans le cas
d’entreprises qui font appel à l’argent public. Peut on accepter
que l’argent public serve à verser des rémunérations excessives
à des dirigeants dont l’entreprise a été sauvée de la faillite
par le contribuable ?
Dans la
proposition de Loi socialiste dont je suis rapporteur et qui a
été débattue jeudi 30 avril à l'Assemblée nous proposons la
suppression du bouclier fiscal et, pour les sociétés
recapitalisées par l'Etat :
de
limiter le salaire des dirigeants à 25 fois le salaire le
plus bas de l'entreprise,
d'interdire les stocks options et les bonus,
Vous
trouverez en pièces jointes mes interventions le 30 avril à
l’Assemblée, ainsi que mon rapport parlementaire
J'ai voté le
jeudi 2 avril en séance de nuit, lors du débat en première
lecture à l’Assemblée, contre une loi répressive qui oppose
l'auteur à son public et traque l'internaute pour tenter de
rétablir le monde d'hier. Alors qu’il faut rechercher un nouvel
équilibre des droits pour répondre à une vraie question : la
rémunération des auteurs.
J’ai fait
partie des 20 députés de gauche présents en séance lors du vote
de la Loi Hadopi le 9 avril après la commission paritaire
Assemblée-Sénat. Ce vote est en général une formalité, mais
l’absence des députés UMP a eu pour conséquence qu’elle a été
rejetée ! Voir la vidéo du vote sur Daily motion Libération) :
Lundi 20 avril
2009 : la chaîne de solidarité pour Timur et Madina
Du
statut de réfugié politique de Timur et Madina. Je vous invite à
lire l’article « l’asile au bout de l’entraide pour Timur et
Madina » publié le mercredi 8 avril dans Libération qui raconte
la chaîne de solidarité qui, des pentes de la Croix-Rousse en
passant par un village du Rhône jusqu’à la commission du recours
à Paris où je les ai accompagné en février, leur a permis
d’obtenir enfin le statut de réfugié politique.
Mercredi 1er
avril 2009 : G20 : suivre Obama pas Sarkozy (article publié dans Le
Progrès)
Quand la
maison brule il faut d’abord éteindre l’incendie avant de se
préoccuper de reconstruire la maison. Tel est le message que
Barack Obama et Dominique Strauss-Kahn n’ont cessé de prodiguer
avant la réunion du G20. Ils ont raison. Les pays
industrialisés, qui ont su éteindre transitoirement l’incendie
financier en octobre 2008 sont confrontés aujourd’hui à une
urgence comparable : empêcher le développement d’une récession
sans précédent par son ampleur depuis la crise de 1929.
Ce n’est pas
moi qui reprocherais à Nicolas Sarkozy de se préoccuper de la
régulation mondiale. J’ai suffisamment plaidé pour lutter contre
les paradis fiscaux et les dérives de la finance pour souhaiter
que les principaux dirigeants de la planète s’en préoccupent.
Mais là n’est pas l’urgence aujourd’hui ! L’urgence c’est de
lutter contre l’écroulement de la demande et l’explosion du
chômage qui touchent tous les pays...
Samedi 28 mars
2009 : Aux 4 coins de la circonscription
Rencontre
jeudi 26 à ma permanence avec Augustin Legrand fondateur des
Enfants de Don Quichotte et l’équipe lyonnaise, organisée par
Nathalie Perrin-Gilbert. Un constat : le fossé qui sépare les
promesses de Sarkozy sur le droit au logement et
leur
concrétisation. Visite vendredi soir au campement citoyen
place Bellecour (photo).
Participation jeudi soir à l’Assemblée Générale de Lyon Coté
Croix-Rousse en mairie du 4ème arrondissement pour saluer le
formidable travail de l’équipe présidée par Jacques Descours.
Rencontre vendredi matin à la fédération PS du Rhône avec
les organisations des syndicats de l’administration
pénitentiaire (Jérôme Chassi, CGT) et du syndicat national
de l’éducation et du social de la protection judiciaire de
la jeunesse (Patricia Munoz), suivi d’une présentation par
Bernard Bolze de l’action des contrôle général des lieux de
privation de liberté. Carnaval des enfants des écoles de
Saint Rambert à l’Ile Barbe vendredi après midi (photo)
Vendredi 20 mars
2009 : Prévisions INSEE : La France s'enfonce dans la récession
Au moment où
le Premier ministre refuse toute mesure supplémentaire pour
soutenir l’emploi, le pouvoir d’achat et l’activité économique,
la note de conjoncture de l’INSEE montre que la France s’enfonce
dans une récession profonde et durable.
Le
gouvernement a été constamment en retard sur la réalité
économique. Après avoir longtemps ignoré la récession, il
consent à réviser sa prévision pour 2009 en annonçant une
récession de -1,5 %, au moment où l’INSEE montre qu’elle sera
plus vraisemblablement de l’ordre de – 3,0 %.
Lors de sa
présentation en décembre, j’ai dénoncé un plan de relance
gouvernemental insuffisant et déséquilibré, qui oublie le
pouvoir d’achat et l’emploi et ne produira aucun effet
avant la fin
de l’année, ce que confirme l’INSEE aujourd’hui. L’effondrement
brutal de la demande au premier semestre et la perspective de
destruction sans précédent de près 400 000 emplois dans le
secteur marchand en six mois appellent des mesures massives à
effet immédiat. Comme l’a proposé le PS dans son
contre-plan de relance, il faut redonner du pouvoir d’achat aux
plus modestes, relancer massivement les dispositifs de soutien à
l’emploi et supprimer un paquet fiscal aussi injuste qu’absurde
dans la conjoncture actuelle.
En ne
prenant jamais à temps les mesures appropriées, le gouvernement
accumule les obstacles à une sortie de la récession.
Samedi 14 mars
2009 : Défendre l'école publique
Rencontre
avec les enseignants et les parents d’élève à l’Ecole du Gros
Caillou dans le 4ème arrondissement le 12 mars
Création de
jardins d’éveil non rattachés à l’éducation nationale remettant
en cause la scolarisation à partir de deux ans, suppression des
enseignants spécialisés dans l’aide aux enfants en difficultés
(RASED), remise en cause de la formation professionnelle des
maîtres avec la suppression des IUFM … On assiste à une
véritable remise en cause des missions de l’école publique..
Lundi 16 mars
2009 : Retenons toutes les leçons du New Deal (article dans Le Monde
du 10 mars et interview dans l'Express.fr)
La
crise actuelle
partage avec la
crise de 1929 une
formidable montée
des inégalités. Dans
l’article publié
dans le Monde daté
du Mardi 10 mars je
rappelle les
changements profonds
introduits par
Roosevelt après la
crise de 1929 qui
pourraient utilement
inspirer les
politiques
actuelles.
La crise et le plan
de relance du Parti
socialiste au menu
de la réunion
organisée par la
fédération du Rhône
(photo) salle Jean
Couty dans le 9ème
arrondissement le 26
février.
Après une
intervention à la section du 2ème arrondissement le 16 février
puis à Levallois le mercredi 18 février à l’initiative de la
fédération des Hauts de Seine, d’autres se succéderont : Section
croix-rousse le 2 mars, université permanente du PS à Paris le
15 mars, Vienne le 18 mars, Mornant le 30 mars, Champs sur Marne
le 7 avril, 15ème arrondissement de Paris en Avril...
Mardi 24 février
2009 : Aux 4 coins de la circonscription
23 février :
déplacement de Hervé
Novelli à la Duchère
pour vanter les
mérites de sa
réforme du régime de
l’auto-entrepreneur.
Je suis convaincu
depuis longtemps par
l’action de Maria
Nowak et de l’ADIE
pour aider les plus
modestes à créer
leur propre emploi
en créant leur
entreprise.
Simplifier la
création
d’entreprise pour la
démocratiser et la
rendre plus
accessible oui, mais
le régime de l’auto
entrepreneur ne
risque-t-il pas de
remettre en cause le
statut et le beau
métier d’artisan ?
24
février : un moment bien agréable à la résidence du Clos
Jouve à l’occasion des « bugnes » avec l’orchestre de la police
municipale de Lyon (voir photo)
Longue
discussion en soirée à la réunion de l’association de Serin et
du quai Gillet sur l’aménagement des berges de la Saône, le
tunnel de la Croix-Rousse et le pont Schuman. Le tout précédé
par un exposé toujours aussi pédagogique de Monsieur Legrand.
Jeudi 05 février
2009 Réunions de quartier : Centre social Pernon (4ème) et Vergoin
(9ème)
Après Vaise en
janvier, les
questions évoquées
lors des réunions de
quartier de l’Ouest
Croix-Roussien et du
Vergoin en février
ont très largement
porté sur la crise
et la situation
économique. Baisse
du pouvoir d’achat,
augmentation massive
du chômage,
délocalisations …
Que peut faire un
état pour faire face
à la crise ? Avec
quels moyens
financiers ? Comment
peut–on dépenser
sans hésiter des
milliards pour
sauver des banques
et ne rien faire ou
presque pour le
pouvoir d’achat des
plus modestes ? Deux
heures de débats qui
s’adressaient autant à l’économiste qu’au député.
Avec la
situation économique, c’est l’éducation qui a été le thème le
plus évoqué dans les réunions de quartier de ces derniers mois.
Avec des inquiétudes fortes sur l’avenir des IUFM et la
suppression des enseignants spécialisés dans l’aide aux enfants
en difficultés (RASED). Des inquiétudes que j’ai relayées dans
les questions écrites au ministre de l’éducation.
Jeudi 29 janvier
2009:« Si vous ne comprenez pas que le problème majeur
d’aujourd’hui, c’est le pouvoir d’achat, vous ne comprenez ni la
crise ni le mouvement social. »
Manifestation à Lyon
le matin puis débat
l’après midi à
l’Assemblée pour le
vote final sur texte
sur le plan de
relance du
gouvernement ;
extraits :
« M. Sarkozy serait
bien inspiré pour
une fois,
contrairement à ce
qu’il a dit la
semaine dernière à
Provins, de tenir
compte de ce qu’il
entend. Les
revendications qui
s’expriment
massivement dans
tout le pays, et que
j’ai entendues ce
matin à Lyon dans
une manifestation
d’une ampleur jamais
vue depuis le CPE,
sont des réponses
pertinentes non
seulement à la
situation sociale,
mais également à la
situation économique
actuelle.
Si vous ne
comprenez pas que le problème majeur d’aujourd’hui, c’est le
pouvoir d’achat, vous ne comprenez ni la crise ni le mouvement
social.
Je suis
convaincu que la réalité que vous ne voulez pas voir aujourd’hui
vous conduira dans peu de temps à prendre de nouvelles mesures.
Je suis même
persuadé que vous serez conduit à prendre certaines des mesures
que nous, socialistes, avons proposées, face à une crise dont
vous avez toujours sous-estimé l’ampleur et dont, plus
fondamentalement, vous sous-estimez les causes profondes.
(…)
Le Président
de la République serait bien inspiré de réunir, comme l’a
suggéré, il y a deux jours, François Hollande, un vrai «
Grenelle de la crise ». Peut-être prendrait-il alors la
dimension des inquiétudes de nos concitoyens et y répondrait-il
en partie.
Jeudi 22 janvier
2009: Agir vraiment contre la crise : le contre-plan du PS
La crise que
nous traversons est structurelle et sans précédent. Avant d’être
financière, elle est d’abord économique et sociale. Des
exigences de rentabilité incompatibles avec l’économie réelle
ont exercé une pression continue à l’accroissement des
inégalités, au développement de la précarité et à la faiblesse
des rémunérations salariales, engendrant un recours incontrôlé à
l’endettement qui a nourri la bulle financière.
La France
était mal armée pour affronter le choc de la crise avant même
qu’elle déferle sur l’Europe. La quasi-récession économique, la
chute du pouvoir d’achat et des finances publiques exsangues
préexistaient largement avant son arrivée dans notre pays.
Interview à LCP sur le contre-plan de relance du PS
Devant
l'ampleur de cette situation, les socialistes ont pris leurs
responsabilités et présenté des propositions pour agir vraiment
et efficacement contre la crise. Le contre-plan du PS plaide
pour une relance globale, massive, équilibrée et d’effet
immédiat, avec des mesures fortes pour l’emploi et le pouvoir
d’achat :
un
versement de 500 euros aux bénéficiaires de la prime pour
l’emploi et de minimas sociaux,
une
revalorisation de 3 % du SMIC et une baisse d’un point du
taux normal de TVA,
la
création de 200 00 emplois (100 000 emplois aidés
supplémentaires et 100 000 emplois à temps plein dans le
secteur de l’environnement pris en charge à 75 % par l’état)
ainsi que le gel immédiat de toutes les suppressions de
postes dans la fonction publique ( le budget 2009 prévoit la
suppression de 30 000 emplois dans la fonction publique
d’Etat et 20 000 dans les hôpitaux)
une
augmentation de 6 mois la durée d’indemnisation du chômage
en portée à 80 % du salaire)….
Mercredi 7
janvier 2009: Soutenir l’emploi et le pouvoir d’achat
« Il faut une
action massive et rapide pour soutenir l’emploi et le pouvoir
d’achat…. Le Plan de relance doit être complété par des mesures
ciblées sur les personnes les plus exposées aux effets de la crise :
les chômeurs, les jeunes et les salariés modestes … »
...et tirer les leçons de la crise financière mondiale
« On ne peut pas
continuer avec un système financier où l’activité de casino
l’emporte sur l’activité économique, où le capital financier
représente quinze fois le produit intérieur brut mondial et où celui
qui fait courir des risques au système financier mondial n’en
supporte pas les conséquences…
Il faut changer profondément les règles pour que les banques fassent
leur métier qui n’est pas de spéculer mais de gérer les dépôts et
d’accorder des crédits en conservant les risques dans leurs comptes…
».
Vous trouverez
ci joint mes interventions lors du débat du 7 janvier à l’Assemblée
nationale.
Vendredi, 12
décembre 2008 : Un plan de relance unijambiste
Dans
un article publié avec Didier Migaud dans le Monde daté du 12
décembre nous critiquons un plan de relance unijambiste qui fait
l’impasse sur le pouvoir d’achat et la consommation
Jeudi 11 décembre
: Répondre à la crise économique et moraliser la finance : stocks
options, parachutes, dorés paradis fiscaux (amendements au collectif
budgétaire de décembre)
Le Gouvernement
prétend sans cesse qu’il veut moraliser les pratiques en matière de
stock-options et lutter contre les paradis fiscaux. Mais il y a loin
du discours aux actes. La majorité à refusé non seulement de revenir
sur le principe du bouclier fiscal mais également tous les
amendements que j’ai proposé pour exclure du boulier fiscal les
impositions qui portent sur les revenus issus des stock-options, des
parachutes dorés et des retraites chapeaux.
Le bouclier
fiscal est particulièrement scandaleux parce qu’il rassemble des
impôts aussi divers que l’impôt sur le revenu, sur le patrimoine,
sur le foncier, l’ISF, la CSG…en les rapportant à un revenu qui
n’est pas le revenu réel mais une sorte de revenu fiscal, qui se
prête à toutes les optimisations fiscales. On arrive à des résultats
profondément choquants. Ainsi, parmi les contribuables qui disposent
de 15 millions de patrimoine, individuellement, vingt-sept déclarent
un revenu inférieur à 1 000 euros par mois. Comment, avec un tel
patrimoine, peut-on déclarer un revenu aussi faible ? L’explication
est très simple : il suffit d’utiliser toutes les niches fiscales.
On peut tellement réduire le revenu imposable que, grâce au bouclier
fiscal, on peut arriver à s’exonérer de tout impôt. C’est proprement
scandaleux. »
Vous trouverez
ci-joint l’ensemble de mes interventions dans le débat sur le
collectif budgétaire :
explication
de vote du groupe socialiste
motion
de renvoi en commission
amendements
sur le bouclier fiscal, les paradis fiscaux, les stocks options,
la baisse de la TVA …
Mardi 9 décembre
2008 : Plan de relance : le pouvoir d'achat oublié
Un plan de
relance unijambiste, se limitant à l'investissement et faisant
l’impasse sur le pouvoir d’achat, est non seulement une
politique injuste mais une erreur économique majeure, car elle
n’apporte pas les bonnes solutions à la crise et se trompe sur
les causes réelles de la récession. Tel est le thème de mon
intervention le 4 décembre en réaction au plan annoncé le matin
par Nicolas Sarkozy, puis la question d'actualité posée au
Premier ministre le mardi 9 janvier, enfin différents
interventions faites à l'Assemblée du 9 décembre au 12 décembre
sur le projet de Loin de finances rectificative.
Question au gouvernement sur la relance le 9 décembre :
Débat sur la relance,
LCP à l’émission « ça
vous regarde » le 4
décembre :
Lundi 8 décembre
2008 : Non au travail dominical
En présence
des présidents des deux plus grandes associations de commerçants
lyonnais, Georges Cellerier, président de la fédération des
commerçants de la Presqu’île et Jacques Descours président
l’association des commerçants de la Croix-Rousse, j’ai tenu un
point Presse pour dénoncer une proposition de Loi qui remet en
cause le développement du commerce en centre ville et risque de
bouleverser profondément les modes de vie.
Qui peut
croire qu’un consommateur achètera le dimanche ce qu’il ne peut
acheter dans la semaine ! En favorisant la grande distribution à
la périphérie des villes au détriment du commerce de
centre-ville, l’ouverture des commerces le dimanche ne nuit pas
seulement à un développement équilibré et durable de notre
agglomération, il risque d’avoir des effets négatifs sur
l’emploi.
Cette
ouverture dominicale, rejetée aussi bien par les organisations
syndicales unanimes que par les représentants des commerçants et
des PME (UPA, CGPME), ne correspond ni aux souhaits des
consommateurs en Rhône-Alpes qui sont majoritairement contre et
encore moins à ceux des
salariés…
Lorsque j’étais adjoint au maire de Lyon en charge de l’économie
et du commerce, je n’ai jamais reçu de demande de la part des
commerçants pour aller au-delà des 5 dimanches autorisés par la
Loi.
En
privilégiant un choix de société où la consommation rythme tout
les temps de la vie au détriment de la vie privée, associative
ou culturelle, l’extension du travail le dimanche risque de
bouleverser profondément l’équilibre entre la vie familiale et
la vie professionnelle. Que deviendront les week-end en famille
ou avec des amis, les fêtes populaires, les marchés, les
brocantes, les loisirs culturels, les tournois sportifs, le
bénévolat et la vie associative !
Je
m’opposerai fortement à cette ouverture dominicale et déposerai
des amendements pour que Lyon (et Lille) ne soient pas concernés
par cette Loi si son principe devait malheureusement être
adopté.
Jeudi 4 décembre
2008 : Débat à l’Assemblée sur la réforme de l’audiovisuel public.
La
nomination du président de France Télévisions par le président
de la république constitue une régression démocratique et « une
profonde rupture avec tout le mouvement d’émancipation des
médias qui s’est développé dans tous les pays démocratiques
depuis cinquante ans. »
Lundi 1er
décembre 2008 : Aux 4 coins de la circonscription
27
novembre : Réunion de quartier au foyer protestant de la
Duchère.
28
novembre : le matin, inauguration de l’espace public
multimédia à l’ALCR (photo). Financé dans le cadre du Programme
Lyonnais pour la Société de l’information, l’espace rencontre un
grand succès auprès de toutes les générations de la plus grande
association Croix-Roussienne.
Midi,
traditionnel couscous de l’Association « Femmes Solidarité
Partage » à la Maison de l’enfance de Saint Rambert (photo).
En fin
d’après midi, accueil des nouveaux arrivants à la Mairie du 4ème
arrondissement.
Bilan des réunions de quartier
Pour être à
l’écoute des habitants et rendre compte de mon action,
j’organise régulièrement des réunions dans les différents
quartiers de la circonscription. En octobre ce fut au café du
bout du monde sur le plateau de la Croix-Rousse puis au café de
la Cloche à Bellecour, en novembre à ma permanence place Pradel
et au Foyer protestant de La Duchère. Crise financière, emploi,
pouvoir d’achat, éducation, politique du logement, respect des
droits de l’homme,… tous les sujets ont été évoqués tant dans
leur composante nationale que locale.
La prochaine
réunion se tiendra à Vaise le 8 janvier au café « Un singe en
hiver » de 18 h 30 à 20 h.
Mardi 25 novembre
2008 : Débat sur la crise économique et sociale à l'Assemblée
nationale
Débat ce
matin à l'Assemblée nationale sur la crise économique et
sociale. Une crise qui traduit l’échec d'un libéralisme "qui
inspirait, jusqu’à ces derniers mois, tous les discours du
gouvernement et qui continue à dicter sa politique, même si la
réalité l'amène aujourd’hui à faire, dans la précipitation,
parfois
l’inverse de ce qu'il inscrivait il y a seulement quelques
semaines dans le budget".
Samedi 22
novembre 2008: Première édition des Journées de l’économie à Lyon
Beaucoup de
monde et de grandes conférences pour la premières édition des
journées de l’Economie à Lyon. La mobilisation de l’Association
française de science économique et de l’association de
professeurs de sciences économique et sociale jointe au
dynamisme des organisateurs sous la houlette de Pascal Lemerrer
ont permis de placer très haut la barre de cette première
édition.
Dans la
video ci jointe : extraits du débat sur les indicateurs
économiques dans une démocratie où avec mon collègue Hervé
Mariton , député UMP de la Drôme, nous évoquons notre rapport
parlementaire commun sur ce sujet.
Dimanche 16
novembre 2008 : Intervention au Congrès de Reims : la
social-démocratie est la réponse efficace à la mondialisation
libérale.
La crise
financière qui ébranle le monde, n’est pas un accident de
parcours. Ce n’est pas la dérive d’un capitalisme financier
dévoyé qu’il suffirait de moraliser. C’est l’échec massif et
flagrant du libéralisme économique. Et la vraie réponse, la
seule réponse à cette crise, ce sont les valeurs et les
convictions que nous, socialistes, portons depuis toujours.
Bien avant
que la crise financière ne produise ses effets, notre pays
traversait une crise profonde, conséquence de la politique de
Sarkozy qui a tout promis et rien tenu. Président du pouvoir
d’achat ? Le pouvoir d’achat baisse depuis un an ! Président du
plein emploi ? L’emploi baisse depuis 6 mois ! Président du
retour de la confiance et de la croissance ? La confiance s’est
effondrée, la récession est là, et la consommation baisse depuis
un an.
Loin d’être
dépassée, la social-démocratie est la réponse efficace à la
mondialisation libérale. Alors commençons par être nous même. Et
si je me reconnais pleinement dans la motion de Bertrand
Delanoë, c’est qu’elle ne rejette rien de notre histoire et
affirme clairement ce que nous sommes : un parti socialiste
réformiste - osons le dire, social-démocrate -, résolument
écologiste et profondément européen.
Dimanche 2
novembre 2008 : Burkina Faso : un modèle original
Déplacement
à Ougadougou avec le Consul du Burkina à Lyon, Jean-Paul
Grollemund, à l’invitation du président Blaise Compaoré, à
l’occasion de la 11éme édition du Salon International de
l’artisanat et de l’art africain.
Au moment où
la crise finacière illustre l'échec de deux décennies de
mondialisation libérale, le Burkina trace un modèle original qui
mèle solidarité et bonne gouvernance et allie respect de
l'identité culturelle et modernité.
Quelques moments forts de la visite :
Mardi 28
octobre : rencontre avec le maire de Ougadougou Simon
Compaoré et présentation des grands projets d’urbanisation et
d’assainissement de la ville.
Jeudi 30
: Déplacement à Bobo-Dioulasso pour rencontrer la présidente et
fondatrice (Martine Somda) de l’Association Revs +
(Responsabilité Espoir Vie Solidarité), fondée par des personnes
infectées par le virus du Sida. L’association oeuvre pour que
les personnes qui vivent avec le VIH puissent se prendre en
charge et être intégrées dans la société. Comme 6 autres projets
au Burkina, Revs+ a bénéficié d’un financement du Fonds Mondial
de Solidarité numérique pour le développement de la
télémédecine.
Vendredi
31 : Inauguration du Salon international de l’artisanat par
le Premier ministre, puis retour à la solidarité numérique avec
le réseau éducation pour tous en Afrique et les projets de
Gabriel Cohn Bendit
Samedi
1er novembre : Visite du musée de Manega, puis long échange
en fin de journée avec le Président Blaise Compaoré : Le
Burkina, la coopération, le conflit Ivoirien … la vision
passionnante de celui qui a su faire aboutir l’accord de
Ouagadougou et qui joue un rôle majeur aujourd’hui dans le
maintien de la Paix sur une partie du continent africain.
Vous
trouverez mon interview publiée dans le quotidien « Sidwaya » :
un vaste tour d’horizon allant des conséquences pour l’Afrique
de la crise financière aux Arts Premiers, en passant par la
solidarité numérique, et même… l’état du débat au sein du parti
socialiste !
Lundi 20 octobre
2008 : Débat sur le budget 2009 à l'Assemblée
Vous trouverez sur ce site mon
intervention lors du débat sur
le budget 2009 et sur la
programmation des finances
publiques pour 2009-2012. Un
budget surréaliste car déjà
obsolète au moment où il est
présenté au parlement. Une Loi
de programmation tout aussi
surréaliste parce que, depuis
que la France a laissé se
creuser ses déficits,
c'est-à-dire depuis 2002, cet
exercice rituel consiste en gros
à programmer, pour les quatre
années à venir, une réduction
d'un demi-point par an du
déficit et, en réalité, à le
laisser dériver.
Je me suis d’ailleurs demandé
pourquoi les gouvernements qui
se sont succédés prenaient
systématiquement comme
hypothèse, depuis 2002, un
demi-point annuel de réduction
du déficit. La réponse est que
de 1997 à 2001, le déficit des
finances publiques s’était
effectivement réduit d’un
demi-point par an en quatre ans.
Mais c’était quand la gauche
était au pouvoir !
Mercredi 15
octobre 2008 : Un budget d'austérité inadapté
Nous
examinons cette semaine en commission des finances le budget
pour 2009 et j’interviendrai lundi prochain dans le débat
budgétaire en séance plénière. J’ai déjà eu l’occasion de
m’exprimer sur ce budget d’austérité déjà obsolète et inadapté à
la situation économique, lors de la présentation du budget au
conseil des ministres du vendredi 26 septembre.
Interview de
Pierre-Alain Muet sur le Budget 2009 à LCP
Lundi 13 octobre
2008 Peut on moraliser le capitalisme ? Débat avec Bernard Marris et
Nicolas Baverez organisé à Lyon par Marianne
La grande
salle du cinéma Pathé de la rue de la république était pleine
pour le débat sur la crise financière organisé par Marianne.
Près de 2 h de débat avec Bernard Marris et Nicolas Baverez sur
le thème peut-on moraliser le capitalisme ?
Jeudi 9 octobre
2008 : La crise financière: les inquiétudes et questionnements des
habitants de la circonscription
J'ai
organisé une réunion de quartier au café du Bout du Monde dans
le 4ème, afin d'expliquer mon rôle de député, mes actions et
d'écouter les habitants.
Vous avez
été nombreux à assister à cette rencontre et c'est avec bonheur
que j'ai pu échanger avec vous.
Vos
questions ont très vite porté sur la crise financière qui a
occupé une bonne partie de la réunion.
Pour
prolonger le débat, j'ai également organisé une discussion
informelle sur ce sujet au local de section du 4ème le samedi 11
octobre.
J'étais
accompagné d'Olivier Bertrand, journaliste de Libération avec
qui j'avais rencontré auparavant un grand nombre de commerçants
de la Croix-Rousse qui ont pu me livrer leurs incertitudes et
leurs craintes face à cette crise.
Lundi 6 octobre
2008 : Récession et crise financière
Si, comme
c’est malheureusement probable, les prévisions de l’INSEE se
vérifient, la France connaitra cette année l’une des plus fortes
récessions de son histoire, avec trois trimestres successifs de
recul du PIB. Officiellement, la récession aurait donc commencé
en mars avec le recul de 0,4 % du PIB au second trimestre. En
réalité, elle avait commencé bien avant, car la consommation et
le pouvoir d'achat étaient déjà en baisse depuis le début de
l'année. La crise mondiale n’a fait qu’ajouter une couche de
déprime à une économie déjà en panne de confiance et de
croissance
Mercredi 1er
octobre 2008 : Crise financière : Quelles propositions (interview
dans Le Monde du 1er octobre)
Les propositions
de 6 économistes pour enrayer une faillite générale du système
financier
Pierre-Alain
Muet, économiste et député PS du Rhône
Il est
essentiel de réintégrer, dans le champ de la réglementation et
du contrôle, les activités de crédit effectuées par des
organismes non bancaires, car ce sont ces fonds spéculatifs non
régulés qui sont à l'origine des crises financières récentes.
Il faut
imposer une obligation de transparence sur les produits
financiers et sur le niveau des fonds spéculatifs détenus par
les banques.
Il faut
enfin, comme c'était le cas autrefois, séparer les activités de,
c'est-à-dire la possibilité laissée à un créancier de se défaire
de la totalité
de sa
créance, entraîne une forme d'irresponsabilité. Les fonds
spéculatifs ont prêté sans tenir compte du risque sachant qu'ils
arriveraient à se défausser de ce risque sur un tiers.
Pour éviter
cette dissémination du risque, il faut, d'une part, appliquer
les règles définies dans les accords de Bâle II de la Banque des
règlements internationaux en réintégrant la titrisation dans le
bilan des banques et, surtout, obliger le premier créancier a
conservé pour lui-même 30 % à 40 % du risque sur le prêt
initial. Tout organisme autorisé à prêter serait ainsi obligé
d'évaluer son risque comme un banquier doit le faire.
En bref, il
faut revenir en partie à une économie d'intermédiation et sortir
d'une économie de marché financier ou les effets de levier sont
trop importants.
Les agences
de notations ont certes une responsabilité, mais la régulation
et le contrôle relèvent aussi de l'Etat vers qui tout le monde
se tourne quand ca va mal. Le contrôle des organismes de marché,
c'est le retour de l'Etat
Propos
recueillis par Claire Gatinois et Yves Mamou
Mardi 23
septembre 2008 : Pouvoir d’achat : l’agitation et les expédients
tiennent lieu de politique
Le gouvernement
ne cesse d’empiler des lois « bidon » sur le pouvoir d’achat. Il
aurait suffit pourtant d’augmenter le SMIC et la prime pour
l’emploi, et de donner dès le début de la législature un signal aux
partenaires sociaux par une conférence tripartite sur les salaires
pour lancer les négociations salariales et éviter ce que nous
connaissons depuis un an : une baisse du pouvoir d’achat des
salaires.
Mais « ce que
nous propose le gouvernement c’est une fois de plus, une fois
encore, un expédient…. Monsieur Bertrand, vous êtes le ministre des
expédients …. Demander aux salariés de « liquider leur
épargne de participation pour boucler leur fin de mois, c’est leur
demander de bruler leurs meubles pour se chauffer aujourd’hui… C’est demander aux Français de faire ce font que tous les
gouvernements de droite successifs font depuis 2002 dans la gestion
des finances publiques : financer des dépenses courantes en
s’endettant. Ce n’est pas la meilleure façon de créer la confiance !
» (intervention en séance).
12 au 15
septembre 2008 : aux 4 coins de la circonscription
Samedi matin
inauguration avec Gérard Collomb et Dominique Bolliet de la
traditionnelle braderie de la Croix-Rousse qui illustre si bien
le dynamisme du commerce Croix-Roussien. Toujours sur le
plateau, le « Paradis » de la république des canuts après les
vendanges de la semaine précédente.
L’après
midi, forum des associations de Saint Rambert, avant de
parcourir avec Nathalie Perrin-Gilbert les galeries de la rue
Burdeau à l’occasion des vernissages simultanés. Quel bonheur de
voir revivre une rue devenue la rue des galeries d’art, alors
qu’il y a sept ans, il n’y avait presque que des rideaux tirés.
C’est le fruit de politique opiniâtre que nous avons conduite
avec Nathalie pour faire revenir des activités dans les locaux
désertés pendant des années voire des décennies.
Après la
peinture et la sculpture, la danse avec le merveilleux spectacle
de la compagnie…. aux Célestins vendredi soir, la visite à la
compagnie du Chien jaune le samedi et le superbe défilé de la
biennale de la danse le dimanche sur le thème de l’avenir
(photo).
Lundi remise
de la légion d’honneur à Suzanne Montandon, à L’hôtel de Ville,
en présence de ses collègues de l’hôtel Dieu et de ses amis de
la Duchère. Une belle histoire, une grande histoire, racontée
d’ailleurs en bande dessinée, pour une grande dame qui a passé
toute sa vie à soigner, à enseigner et à former des générations
d’infirmières.
Samedi 13
septembre 2008 : La Confiance en faillite
Baisse du
pouvoir d’achat, chute de la production, diminution de l’emploi,
la France connait en cette rentrée une situation économique et
sociale profondément dégradée, doublée d’une grave crise de
confiance.
Comment créer
la confiance quand celui qui se proclamait le président du
pouvoir d’achat, ne s’est préoccupé que des plus fortunés,
oubliant les salariés modestes, les chômeurs et les retraités
dont le
pouvoir d’achat a baissé. Comment créer la confiance quand,
après avoir dilapidé 15 milliards d’euros dans un paquet fiscal
aussi injuste qu’inefficace, le gouvernement clame quelques mois
plus tard que notre pays est en faillite et que les caisses sont
vides !
La France qui
travaille n’a rien vu en termes de pouvoir d’achat et n’a eu
droit qu’à des incantations. Elle a subi la progression de la
précarité, la remontée du chômage et supporte aujourd’hui un
démantèlement sans précédent du droit du travail. Et ce n’est
pas la rustine du RSA qui effacera le formidable creusement des
inégalités.
Notre économie
n’a jamais été aussi mal préparée à affronter les conséquences
de la crise mondiale. Depuis six ans en effet, la France
décroche. Alors que, de 1997 à 2002, notre pays caracolait en
tête de la croissance européenne, créait massivement des
emplois, réduisait sa dette et ses déficits publics et
engrangeait des excédents extérieurs massifs, la situation n’a
cessé de se dégrader depuis 2002. Non seulement la France est
restée à l’écart du cycle de croissance mondiale, mais elle a
laissé se creuser ses déficits, s’envoler sa dette, se tarir les
créations d’emplois et s’effondrer ses échanges extérieurs (50
milliards de déficit au cours des 12 derniers mois).
Le bilan
économique de seize mois de mandat Sarkozy et de six années de
pouvoir de droite est à l’image de son bilan social : désastreux
!
Lundi 8 septembre
2008 : Préparation du congrès PS : séminaire de rentrée de la
fédération du Rhône
Séminaire de
rentrée samedi à Rilleux avec la présentation des contributions
générales.
Ce séminaire a
démontré que, non seulement ce qui nous unit et bien plus fort
que ce qui nous divise, mais aussi que nous savons débattre dans
la sérénité.
Jeudi 24 juillet
2008 : Chronique d’une dernière journée de session parlementaire
Nous n’étions plus
très nombreux à l’Assemblée et encore moins nombreux à intervenir en
séance pour cette dernière journée de la session parlementaire.
Pourtant, comme l’an dernier c’est en été que le gouvernement fait
passer ses projets les plus contestables.
« Décidément
l’été inspire mal le gouvernement. Il y a un an, vous dépensiez 15
milliards d’euros sans procéder à la moindre analyse de la situation
économique. Trois mois après, le Premier ministre expliquait que la
France était en faillite et le Président de la République que les
caisses étaient vides !
Un an plus
tard, après avoir promis que vous donneriez toute sa place à la
négociation sociale, vous contournez un accord des partenaires
sociaux pour organiser, un démantèlement du droit du travail qui
entraînera notre pays dans uns spirale vers le bas... »
Pierre-Alain Muet à l'Assemblée Nationale
lors de la dernière journée de session
parlementaire
C’est par ces mots
que je concluais le débat sur le démantèlement des 35 heures lors de
la première lecture du projet de Loi à l’Assemblée (voir la vidéo de
mon intervention), avant que le projet ne revienne pour un vote
final. Cette dernière journée de la session parlementaire restera,
avec le vote de ce projet de Loi, comme celle d’une formidable
régression sociale.
Au cours de
cette même journée, le débat final sur la loi de règlement
financier pour 2007 a été l’occasion de mesurer les conséquences
d’une politique financière « irresponsable » : Le déficit et la
dette ont augmenté dans notre pays en 2007 alors qu’ils se
réduisaient dans presque tous les pays européens. La France est
mal préparée à affronter les effets de la crise financière qui
sont malheureusement encore devant nous (voir dans la suite de
cette note le compte rendu de mon intervention).
Toujours au
chapitre des mauvais coups de l’été, la Loi dite de
modernisation économique a été adoptée le matin, entérinant
l’autorisation d’implantation de grandes surfaces jusqu’à 1000
m2, sans passage en commission départementale d’urbanisme
commercial : une mesure qui va contribuer un peu plus à la
disparition du commerce de centre-ville.
Enfin cette
même loi annule après le passage au Sénat et en commission
paritaire, l’amendement « Mariton-Muet » sur l’indépendance de
l’INSEE pourtant voté à l’unanimité des groupes politiques de
l’Assemblée nationale en première lecture. Madame Lagarde se
moque bien de l’avis d’une mission parlementaire qui avait fait
l’unanimité de l’Assemblée : elle préfère monter les usines à
gaz avec les technocrates de son cabinet et les faire passer en
catimini au Sénat en et commission paritaire.
Lundi 21 juillet
2008 : Une seule voix d’avance pour une réforme constitutionnelle
en trompe-l’œil
J’ai voté contre
une réforme constitutionnelle en trompe-l’œil qui prétend accroître
le rôle du Parlement alors qu’elle accentue en réalité la dérive «
présidentialiste » du régime.
Pendant tous ces
derniers mois, lors des débats sur la réforme constitutionnelle, le
groupe socialiste a fait des propositions qui, pour l’essentiel,
n’ont pas été retenues.
Si le texte
comporte certains points positifs comme la saisine du Conseil
constitutionnel par les citoyens ou le référendum d’initiative
populaire, l’essentiel des mesures qui prétendaient rééquilibrer les
pouvoirs ont au contraire disparu au fil des débats : le non cumul
des mandats, le contrôle effectif par le Parlement des nominations
décidées par le chef de l’Etat et surtout la réforme du mode de
scrutin du Sénat. Comment prétendre accroître le pouvoir du
Parlement en conservant une « anomalie démocratique », le Sénat,
qui, alors même que toutes les collectivités locales qu’il est censé
représenter ont basculé à gauche, reste le « domaine réservé » de la
droite.
En réalité
cette réforme ne rééquilibre par les pouvoirs du Parlement et de
l’exécutif ; elle renforce le rôle du président et abaisse celui
du Premier ministre. Elle ne transfère pas les pouvoirs du
Premier ministre au Parlement, mais au chef de la majorité
parlementaire : c’est lui qui partagera désormais avec le
Premier ministre la maîtrise de l’ordre du jour. Et elle risque
même de remettre en cause un des droits fondamentaux du
Parlement : le droit d’amendement.
Enfin, en
permettant au Président de la République de s’exprimer devant le
Parlement réuni en Congrès à Versailles, elle change la nature
du régime. Quel sens aura la désormais la déclaration de
politique générale du Premier ministre et le vote qui lui est
associé, dès lors que cette déclaration aura été faite par le
Président de la république sans vote et sans débat en sa
présence ?
C’est en
réalité un régime présidentiel que dessine cette réforme, mais
sans en avoir l’équilibre des pouvoirs, puisque si le président
n’est pas responsable devant l’Assemblée comme dans les régimes
présidentiels, il conserve en revanche le droit de dissolution
des régimes parlementaires.
Congrès de Reims
du PS
La droite a engagé
depuis plusieurs années une offensive idéologique d’envergure,
imposant ses thèmes et récupérant les peurs. Malgré ses échecs
économiques successifs au pouvoir, cette offensive a brouillé les
repères et force est de reconnaître que nous n’avons pas su y
répondre efficacement lors des élections nationales de 2007, comme
d’ailleurs de 2002. Le congrès de Reims sera un succès s’il conduit
à une majorité cohérente qui mette le parti socialiste au travail au
cours des trois prochaines années, comme il avait su le faire de
1995 à 1997. Nous devons construire un projet ‘social-démocrate’
crédible et audible, capable de rassembler la gauche de gouvernement
pour l’emporter en 2012.
Parce que je pense
qu’il faut donner priorité aujourd’hui à la cohérence de notre
projet et au débat d’idées, j’ai décidé de privilégier la rédaction
de contributions thématiques et de signer la contribution générale
de François Hollande, en espérant que tous ceux qui partagent la
même ligne politique se retrouveront dans une motion cohérente à
l’automne. Si les divergences ne portaient que sur le contenu des
contributions, cela ne devrait guère être difficile.
En cohérence avec
la réforme du PS évoquée dans la contribution cosignée
avec Philippe Zittoun, j’ai
rédigé des
contributions thématiques avec des co-auteurs avec qui je
partage des idées fortes sur le thème en question (le temps de
travail et le développement durable avec Dominique Méda),
laréforme fiscale (avec Didier Migaud) et qui signent pourtant
des contributions générales différentes de celle que j’ai
signée.
1°) Comme je
l’écris avec Philippe Zittoun dans la contribution :
je souhaite
que notre parti sache trancher les grandes questions lors de
conventions thématiques plutôt que de multiplier des
affrontements sur des contributions générales qui se ressemblent
(presque) toutes et ne conduisent jamais à trancher sur le fond
les sujets qui y sont évoqués.
Les trois
autres contributions thématiques concernent les sujets suivants
:
2°) Le temps
de travail et le plein emploi (avec Dominique Meda et le
parrainage de Michel Sapin):
Mardi 1er, jeudi
3 juillet 2008,: Démantèlement des 35 h : une politique qui fait
entrer notre pays dans l'avenir à reculons
En remettant en
cause la hiérarchie des accords qui obligeait un accord d'entreprise
à être au moins aussi favorable aux salariés que l'accord de branche
qui l'encadrait, Le gouvernement ouvre la porte à un formidable
démantèlement du droit social. Désormais un chef d'entreprise pourra
fixer le temps de travail de ses salariés dans une négociation dont
il sera le maître du jeu, sans aucune autre limite que la durée
maximale de 48 h de la directive européenne.
C'est une profonde
régression sociale qui risque d'entraîner notre pays dans une
spirale vers le bas. Car à l'échelle de l'entreprise l'accord entre
le salarié et son employeur n'est pas équilibré, comme il l'est à
l'échelle de la branche entre un syndicat et une organisation
d'employeur. C'est précisément pour éviter cette spirale vers le
bas, qui avait entraîné les pays industrialisés dans la grande
dépression des années trente, que les pays les plus développés
d'Europe ont depuis longtemps fixé une hiérarchie des normes
sociales : la Loi, puis l'accord de branche et enfin l'accord
d'entreprise. Dans une critique visionnaire du libéralisme
économique, Lacordaire disait déjà en 1848 "entre le fort et le
faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le
serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit".
La vérité sur la durée du travail...
Monsieur Xavier
Bertrand ayant, lors du débat, contesté les chiffres de durée
hebdomadaire du travail que j’ai évoqué dans mes interventions, je
publie ci-joint les données d’Eurostat que je lui ai remis, qui
montrent que la durée hebdomadaire moyenne du travail de l’ensemble
des salariés en France (36, 5 h) est proche de la moyenne européenne
(36,8) supérieure à l’Allemagne (34,6) et aux pays d’Europe du Nord…
Vous trouverez
ci-joint la vidéo de mon intervention lors de la discussion générale
du projet de loi et en document joint l'ensemble de mes
interventions sur ce projet de loi.
Pierre-Alain Muet à l'Assemblée Nationale
sur les 35 heures
Durée
hebdomadaire moyenne du travail de l’ensemble des salariés dans
les pays européens (en heures)
Europe 27
36,8
Danemark
34,5
Espagne
38,1
Lituanie
39,2
Pologne
40,1
Zone euro
35,9
Allemagne
34,6
France
36,5
Luxembourg
36,6
Portugal
39,0
Belgique
35,5
Estonie
39,3
Italie
36,6
Hongrie
39,9
Roumanie
41,3
Bulgarie
41,3
Irlande
5,1
Chypre
39,2
Pays Bas
29,5
Finlande
36,4
Rep Tch
40,5
Grèce
39,7
Lettonie
40,6
Autriche
37,5
Suède
35,6
Russie
36,6
Norvège
33,2
Source
: Eurostat, 4ème trim 2007, durée du travail habituellement
prestée
Publier des
données tronquées ne prenant en compte que la durée du travail
des salariés à temps plein ne donne pas une image correcte de la
réalité du travail et de sa durée dans chaque pays et n’a aucun
sens quand on évoque l’efficacité économique. C’est la durée la
durée effectivement travaillée et non la durée conventionnelle
ou celle des seuls travailleurs à temps plein qui exprime la
réalité de la durée du travail dans chaque pays. Toutes ces
données sont disponibles sur le site d’Eurostat
Le graphique
suivant montre que c’est dans les pays les plus développés que
la durée hebdomadaire du travail y est la plus courte. L’échelle
de gauche représente le PIB par personne occupée dans chaque
pays (la base 100 est la moyenne des 27 pays de l’Union
européenne), l’axe horizontal la durée hebdomadaire moyenne du
travail de l’ensemble des salariés (en heures).
Le discours
selon lequel une faible durée du travail (ce qui n’est
d’ailleurs pas le cas de la France) nuirait à l’efficacité
économique est totalement contredit par les faits. Et même dans
un pays comme les Pays Bas où l’ampleur du temps partiel conduit
à une durée hebdomadaire du travail très faible (29,5 heures) le
PIB par personne occupée est encore supérieur à celui de
l’Allemagne qui travaille 34,6 h ou du Royaume-Uni qui travaille
36,6 heures.
Mercredi 18 juin 2008 : Travailler tous,
travailler mieux
(article publié dans Le Monde avec Dominique
Meda)
La droite veut en finir avec les 35heures. Mais l’idée selon laquelle
c’est en favorisant les heures supplémentaires qu’on relancera la
croissance est erronée et ridicule…
Vous trouverez dans la suite de cette note mon article paru dans le
monde daté du mercredi 18 juin.
Fête en mairie du
9ème lundi soir pour le retour à Lyon de Landry Koua.
L’expulsion de Landry en Côte d’Ivoire pour revenir un mois après
pour poursuivre ses études en France montre à quelle absurdité peut
conduire la politique des quotas. Elle montre aussi l’importance de
la mobilisation de tous (parents, professeurs, élèves), pour
défendre les « sans papiers » et à travers eux la France des droits
de l’homme.
Landry Koua, élève
en BTS au Lycée la Martinière Duchère, avait été reconduit en Côte
d'Ivoire, où il n'a plus aucune attache familiale, avec l'engagement
de lui permettre de revenir poursuivre ses études en France. Cette
décision avait été prise, malgré la forte mobilisation des élèves,
des professeurs, des parents d'élèves et de nombreuses interventions
- dont pas moins de 3 échanges de ma part avec le préfet -, et alors
même que la préfecture reconnaissait le bien fondé d'une
régularisation (Landry était admis en 2ème année de BTS et devait
commencer son stage le lendemain de son expulsion).
Arrivé à Abidjan
personne au consulat n'était informé de sa situation,
contrairement à ce que laissait entendre le communiqué publié
par la préfecture la veille de son expulsion. Il a fallu de
nouvelles interventions auprès du Consul Général pour que le
consulat s'informe auprès de la préfecture du Rhône et que
Landry puisse commencer les démarches pour revenir.
Dimanche 15 juin
2008: Le Palmarès des députés du Rhône (Le Progrès)
« Le Progrès a comptabilisé l’activité des 14 députés du
Rhône depuis leur élection en juin 2007 : Bernard Perrut arrive
largement en tête pour les questions écrites, Pierre-Alain Muet pour
les interventions en séance publique ».
Mardi 10 juin
2008:
Unanimité pour inscrire dans la Loi l’indépendance professionnelle
de l’INSEE
Nous avons en
France une situation très particulière : dans la plupart des pays,
l’institut de la statistique est une institution indépendante, alors
qu’en France, si elle l’est dans les faits – tous les audits
soulignent que l’indépendance professionnelle est un des éléments
forts de la culture de l’INSEE –, en droit, c’est une direction du
ministère des finances. Il est donc important que la loi consacre
clairement l’indépendance de l’INSEE.
L’Assemblée a
décidé, il y a quatre mois, de créer une mission d’information
commune à trois commissions – la commission des finances, celle des
affaires économiques et celle des affaires sociales – pour examiner
les grandes données économiques, mais aussi pour donner un avis sur
la gouvernance de l’INSEE. Cette mission d’information, que j’ai
présidée et dont le rapporteur était le député Hervé Mariton (UMP),
est arrivée très rapidement à deux conclusions. La première, c’est
qu’il ne fallait pas bouleverser le statut de l’INSEE, qui doit
rester une direction du ministère des finances et continuer à
coordonner l’ensemble des services statistiques. La seconde, c’est
qu’il fallait conforter l’indépendance de l’INSEE en l’inscrivant
dans la Loi et en créant au sein du Conseil National de
l’Information Statistique rénové et renforcé un collège d’experts
indépendants chargés de veiller au respect de cette indépendance.
Malgré un vote
à l’unanimité de notre rapport par les 3 commissions de l’Assemblée,
la ministre de l’économie a continué à proposer dans l’article 38
de la Loi de modernisation de l’économie la création d’une haute
autorité distincte du CNIS sans mentionner explicitement dans la Loi
ni sa composition ni l’indépendance, alors même que tous les
personnalités consultées dans le cadre de notre mission (experts,
syndicats, association de consommateurs) recommandaient de ne pas
créer
une haute autorité
séparée mais de renforcer le CNIS et de
mentionner explicitement dans la Loi l’indépendance professionnelle
de l’INSEE. Cela nous a conduits avec Hervé Mariton à proposer un
amendement à l’article 38 qui reprenne les conclusions de notre
rapport.
Le débat a
montré que contre l’avis initial de la ministre, l’Assemblée
entendait jouer pleinement son rôle dans , comme l’ont exprimé la
plupart des députés rejoignant l’avis du président de la commission
des finances Didier Migaud :
« Une mission
d’information, commune à trois commissions de notre assemblée, a été
mise en place. Les sensibilités politiques de la majorité comme de
l’opposition y étaient représentées. Elle a formulé une proposition
consensuelle, approuvée par les trois commissions, par la majorité
et par l’opposition. Quelle chance formidable pour le Gouvernement !
... Pourquoi donc hésiter à adopter cet amendement de la commission
des finances, de M. Mariton et de M. Muet, qui ont travaillé dans un
esprit consensuel ? Non seulement leur proposition dépasse les
clivages politiques, mais elle rassemble les communautés d’experts
de toutes sensibilités. Il y a eu un vrai travail parlementaire, qui
a abouti à une proposition consensuelle. Et malgré cela, le
Gouvernement estimerait avoir raison contre tout le monde ? J’ai un
peu de mal à comprendre, madame la ministre… »
Madame Lagarde
a fini par s’en remettre à la sagesse de l’Assemblée qui a voté
notre amendement à l’unanimité.
Mardi 3 juin 2008: Question au gouvernement sur
l’hébergement d’urgence à Lyon
Suite à
plusieurs échanges avec les membres du réseau « personne dehors »
qui rassemble les acteurs de l’hébergement d’urgence à Lyon, j’ai
interrogé mardi 3 juin la ministre du logement et de la ville sur la
faiblesse des moyens disponibles dans l’agglomération lyonnaise pour
mettre en oeuvre la loi sur le droit au logement opposable. Les
structures chargées de l’hébergement sont en effet confrontées à de
la fermeture de près de 200 places, dont la moitié résulte de la fin
du dispositif hivernal, et à un dispositif d’urgence très largement
saturé. L’appel d’urgence – le 115 - refuse chaque soir à Lyon en
moyenne entre 50 et 80 personnes.
« Lorsqu’on
proclame une grande ambition – et nous pensons tous sur ces bancs
que le droit au logement opposable en est une – il faut s’en donner
les moyens. La France a su le faire quand elle a rendu
l’enseignement obligatoire pour tous ses enfants. Il faudrait
aujourd’hui une ambition comparable dans le domaine du droit au
logement. »
Vous trouverez
ci-joint le texte de mon intervention et la réponse du ministre,
ainsi qu’un extrait vidéo.
Pierre-Alain Muet
lors de la question au gouvernement sur l’hébergement
d’urgence à Lyon
Mardi 20 mai 2008
: Idées fausses sur la durée du travail
Il est devenu de
bon ton y compris parfois à gauche de critiquer la réduction du
temps de travail, laissant ainsi le champ libre à la vaste offensive
que Sarkozy conduit contre les 35 heures.
Que la mise en
place des 35 heures ait engendré des situations difficiles dans
certains secteurs comme l’hôpital est indéniable. Mais la réalité
est que la durée hebdomadaire du travail n’est pas plus faible en
France que dans les grands pays industrialisés, que sa réduction va
dans le sens de l’histoire, du progrès, qu’elle a profondément
contribué à la création d’emploi et que sa remise en cause à travers
l’usine à gaz des heures supplémentaires ne répond à aucun des vrais
problèmes de l’économie française....
Jeudi 15 mai
2008 : Croissance : c'est moins pire que prévu... mais...
Commentaire
sur France Info les chiffres de croissance publiés aujourd'hui...
Contrairement à l'autosatisfaction dont font preuve François Fillon
et Chiristine Lagarde, ces résultats montrent que si croissance
française bénéficie de la bonne tenue de la croissance européenne et
de la forte croissance allemande au premier trimestre, la France
reste à la traîne... Il n’y pas plus de choc de croissance que de
choc de confiance.
Mercredi 14 mai
2008 OGM : Malgré le rejet du texte, le gouvernement décide de
passer en force
En votant la
question préalable nous avons obtenu mardi 13 mai le rejet du projet
de Loi OGM. Ce vote traduit à la fois la mobilisation de la gauche
parlementaire, mais aussi le malaise profond qui a traversé les
rangs de la majorité. Malgré cela, le gouvernement a décidé de
passer en force en convoquant une commission paritaire. Nous
continuerons le combat jusqu’au vote final à l’Assemblée, pour
protéger la possibilité de préserver une agriculture sans OGM.
Lundi 28 avril
2008 : Augmenter le SMIC et la Prime pour l'emploi
Inflation,
chômage, pouvoir d’achat... Le décalage entre la perception de la
réalité économique par les salariés consommateurs et son évaluation
statistique par l’Insee semble n’avoir jamais été aussi grand.
Président de la mission parlementaire sur la mesure des grandes
données économiques et sociales, l’économiste et député socialiste,
Pierre-Alain MUET, livre son diagnostic.
Jeudi 17 avril
2008 : Assemblée nationale, RGPP , Rigueur Généralisée Pour le Peuple
Lors du débat sur la
Révision générale
des politiques
publiques, j’ai
répondu au Premier
ministre qui dans
son intervention
fustigeait le
laxisme d'une gauche
qui aurait dilapidé
les fruits de la
croissance et
dépensé sans compter
:
« Où étiez vous
monsieur le Premier
ministre entre 2002
et 2007, quand la
France a augmenté sa
dette de dix points
de PIB, quand nos
déficits ont dépassé
la norme de 3 %
tandis que les
dépenses publiques
et les prélèvements
obligatoires
augmentaient ?
N’étiez-vous pas au
Gouvernement ?
(…)
La révision générale
des politiques
publiques aurait pu
être une réflexion
intelligente
s'appuyant sur les
audits de
modernisation pour
dégager des
économies dans
certains secteurs et
redéployer les
crédits dans
d’autres. Mais vous
avez transformé cet
exercice en un plan
de rigueur aveugle
et brutale,
(...)Si vous aviez
appliqué les
principes d'une
révision des
politiques publiques
au paquet fiscal de
15 milliards
d’euros, vous n’en
auriez retenu aucune
des mesures !
La RGPP, c’est en
réalité une Rigueur
Généralisée Pour le
Peuple,
mais pas pour les
plus fortunés de nos
concitoyens qui ont
bénéficié des
cadeaux de l’été.
Pierre-Alain Muet Lors du débat
sur la Révision générale des politiques publiques
Mercredi 9 avril
2008 :Assemblée nationale, intervention contre la loi OGM
Je
suis intervenu à l’Assemblée, mercredi 9 avril dans la
discussion du projet de Loi sur les OGM et j’ai voté contre ce
projet mercredi 9 avril car il tourne le dos à l’engagement issu
du Grenelle de l’environnement de garantir « la possibilité de
produire et de consommer sans OGM ». Telle qu'elle est définie
dans ce projet de Loi, la liberté de cultiver des OGM en plein
champ introduit en réalité la liberté de contaminer les cultures
sans OGM.
C'est un leurre
que de vouloir faire croire que parce que les cultures seront
espacées de 20, 50 ou 100 m, il n'y aura pas de dissémination.
Cette dissémination se fera naturellement par le pollen
transporté par le vent ou par les abeilles ou encore par les
graines emportées par les oiseaux. En quelques années,
l'agriculture sans OGM aura peu à peu disparu.
Les OGM sont une
menace pour l’agriculture conventionnelle, pour l’agriculture
biologique et pour la biodiversité. Faire le choix des OGM,
c’est faire le choix d’une agriculture industrielle et
standardisée, au détriment d’une agriculture fondée sur la
diversité des terroirs et la qualité des productions qui ontfait la réputation de notre
pays à travers le monde.
Cette décision sera irréversible.
Elle entérine la généralisation à terme d'une agriculture
française qui deviendra dépendante des OGM.
En refusant en juillet 2007 de donner un
coup de pouce au smic et de revaloriser la prime pour l'emploi au
moment où il distribuait 14 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux
plus fortunés de nos concitoyens, Nicolas Sarkozy a jeté l'une des
bases du profond mécontentement qu'il recueille aujourd'hui.
Pour celui qui s'autoproclamait le
président du pouvoir d'achat et de la revalorisation du travail,
cette première décision économique fut non seulement une erreur
politique et une profonde injustice ; ce fut aussi dans le contexte
conjoncturel actuel une erreur économique majeure. Car, avec une
forte accélération de l'inflation depuis l'été 2007, ce sont les
salariés les plus modestes qui sont les plus touchés par
l'amputation de leur pouvoir d'achat. Et aucun des arguments
traditionnellement avancés pour critiquer le smic ne tient la route
dans le contexte français. Ni l’écrasement de la hiérarchie des
salaires, ni l’affaiblissement de la négociation collective, ni son
impact sur l’emploi…
Jeudi 27 mars
2008 : Assemblée Nationale, débat sur la situation économique : les
deux crises
Intervention à
l'Assemblée lors du débat sur la situation économique en
soulignant que les deux crises : la crise financière
internationale et la crise nationale sont l'une et l'autre des
crises de confiance qui appellent un changement radical de
régulation pour la première et de politique économique pour la
seconde car la politique actuelle nous conduit droit dans le mur
.
La confiance
s'est effondrée après la remontée habituelle qui suit une
élection présidentielle. Elle atteint en février 2008, comme en
1996 sous le gouvernement Juppé un de ses plus faibles niveaux
historiques.
Situation économique: une crise
de confiance: 27 mars 2008
Crise financière 27 mars 2008
Jeudi 7 février
2008 : Intervention à l'Assemblée sur le traité de Lisbonne : une
étape nécessaire que j'ai votée sans réserve mais aussi sans
illusions...
Pendant plus d’un demi
siècle l’Europe s’est
construite par des
traités à vocation
économique sans jamais
aborder la vraie
question : pourquoi
sommes nous ensemble et
que voulons nous faire
ensemble.
Je suis de ceux qui
pensent que cette
question
constitutionnelle reste
fondamentale et qu’elle
méritait, une fois
encore, un grand débat
démocratique, c'est à
dire un référendum.....
Par rapport au Traité de
Nice le Traité de
Lisbonne comporte des
avancées qui vont dans
le sens de l’Europe
voulue par la gauche :
il inclut un protocole
sur les services publics
; il reprend l’essentiel
des dispositions
institutionnelles qui
figuraient dans les deux
premières parties du
traité constitutionnel
tout en excluant la 3ème
partie sur les
politiques et la
référence à la
concurrence qui
n'avaient pas leur place
dans un texte
constitutionnel. (.....)
Mais il y a aussi des
reculs par rapport au
Traité constitutionnel
sur la charte des droits
fondamentaux qui n'est
plus partie intégrante
du traité ou encore
l'abandon sous la
pression britannique les
symboles de l’Europe.
En politique, il y a
certes les actes
législatifs ou
règlementaires, mais il
y a aussi les symboles.
Qui ne se souvient de
l’image forte de
Mitterrand et Kohl main
dans la main à Verdun le
22 septembre 1984
Plus que toutes les déclarations des
sommets franco-allemands, cette image incarne cette formidable
réconciliation des peuples européens que représente la
construction européenne.
L’hymne européen tiré de la 9ème
symphonie de Beethoven rappelle qu’avant d’être un grand marché,
l’Europe fut d’abord une réalité culturelle. Que la musique qui
naissait à Vienne, Bonn, Venise ou Paris était d’abord
européenne avant d’être autrichienne, allemande, italienne ou
française.
Je regrette que ces symboles de
l’identité européenne comme le drapeau que nous mettons tous -
ou presque tous - aux côtés du drapeau Français dans nos
bâtiments publics aient été abandonnés dans ce traité. (...)
Ce traité est une étape nécessaire
que je voterai sans réserve, mais sans illusion car l'essentiel
reste à faire notamment en matière sociale pour que l'Europe
redevienne une ambition partagée par tous nos concitoyens.
Samedi 9 Février
: Soutien à Laure Deroche et Christian Avocat à Roanne
Avec Geneviève
Fioraso députée et adjointe au maire de Grenoble nous sommes
allé soutenir samedi 9 février dans la matinée la campagne
municipale de la gauche à Roanne. Laure Deroche candidate à la
mairie qui frôla la victoire aux législatives contre le maire
UMP sortant et mon ami Christian Avocat, président de la
commission économique de la Région Rhône Alpes pourraient bien
devenir respectivement maire de Roanne et président du
Grand-Roanne en mars 2008.
Lundi 4 février
2008 : Congrès à Versailles : L’Europe mérite mieux
On ne construit pas
l’Europe en catimini.
C’est pourquoi j’ai
toujours souhaité que
nos concitoyens soient
consultés par référendum
sur les grandes étapes
de la construction
européenne. Pour
imparfait que soit le
traité de Lisbonne, je
le voterai sans hésiter
jeudi prochain à
l’Assemblée Nationale
parce qu'il contient les
dispositions
institutionnelles
nécessaires pour faire repartir et
fonctionner l’Europe élargie. J’expliquerai mon choix sur ce
site jeudi lors du vote de l’Assemblée.
Je me suis abstenu sur la révision
constitutionnelle pour montrer mon désaccord avec la procédure
de ratification choisie par le Président de la République. De la
même façon, je soutiendrai mercredi soir à l’Assemblée la motion
socialiste demandant une ratification par référendum.
Pour moi qui ai longuement milité en
2005 pour le oui au traité constitutionnel et ai été en accord
sur ce sujet avec la majorité des électeurs de ma
circonscription (plus de 60 % ont voté oui au référendum de mai
2005), il n’était pas question de voter contre une révision
constitutionnelle nécessaire en tout état de cause à la
ratification du traité de Lisbonne par voie référendaire ou
parlementaire.
Dimanche 3
février 2008: Municipales : aimer Lyon avec Gérard Collomb
Pendant la campagne des
municipales, je serai
présent aux cotés de
Gérad Collomb et des
têtes de liste et maires
des 4 arrondissements de
la circonscription :
Nathalie Perrin-Gilbert
(1er), Nadine Gelas
(2ème), Dominique
Bolliet (4ème), Hubert
Julien-Lafèrière (9ème).
J’irai également
soutenir des candidats
dans d’autres
arrondissements et dans
des communes du Grand
Lyon et de la Région.
Nathalie Perrin-Gilbert
: « Engager de grands
projets pour améliorer
l’habitat et le cadre de
vie et
conforter les spécificités humaines
et culturelles qui font l’identité du 1er arrondissement »
Nadine Gelas « Le 2ème arrondissement fier de ses traditions et
de son identité doit rejoindre la dynamique de modernité portée
par Gérard Collomb »
Dominique Bolliet « Rester fidèle à
l’esprit de lieux … Renforcer le charme et la dimension humaine
de la Croix-Rousse tout en nous tournant vers l’avenir en
facilitant la vie quotidienne et en embellissant le cadre de vie
»
Hubert Julien-Laferrière « Le pari
du développement économique et de la mutation urbaine est
aujourd’hui gagné ; poursuivons ensemble cette aventure pour
faire du 9ème un arrondissement toujours plus attractif et
rayonnant. »
Quelques
évènements lyonnais du 22 janvier au 3 février 2008
Mardi 22 : Conférence de
Presse au théâtre de la
Croix-Rousse avec
Philippe Faure et Gérard
Collomb sur le non
respect par le
gouvernement de ses
engagements.
Inauguration en soirée
du multiplex Pathé de
Vaise et les voeux
d’Alain Delon pour la
réélection de Gérard
Collomb.
Jeudi 24 : Les
commerçants et artisans
lyonnais à l’honneur à
l’hôtel de Ville à
l’occasion des vœux.
Vendredi 25 : lancement
de la campagne
municipale à Caluire aux
cotés de Pierre Ferraro
qui conduit la liste
socialiste (photo) et de
Corinne Depagne
candidate socialiste au
Conseil général.
Visite du collège Jean
Perrin le 25 janvier et
du Lycée professionnel «
La Sauvagère » le 1er
février,
tous deux dans le 9ème
arrondissement. J’avais eu l’occasion l’an dernier d’apprécier
le formidable travail des enseignants du Lycée La Sauvagère
mobilisant leurs élèves autour d’un projet d’entreprise. La
qualité du travail des élèves peut être appréciée à travers la
photo ci-joint d’un des porte-clefs en aluminium réalisé par les
élèves de la section « productique ».
Samedi 2 février : Inauguration du
local de campagne de Gérad Collomb dans le 9ème arrondissement.
Viste des galeries et des commerces des pentes de la
Croix-Rousse avec Nathalie Perrin-Gilbert avant le superbe match
de l’AS Lyon-Duchère face à Lille en 1/16ème de finale de la
Coupe de France. Ils ne s’inclinèrent que par un petit but et
auraient pu égaliser. Pour la 3ème année consécutive l’équipe de
mon ami Richard Benamou montre qu’elle est à la hauteur des
équipes de première division dans les grandes occasions.
Et pour terminer le week-end en
beauté un beau dimanche en campagne à la Sucrière autour de
Gérard Collomb avec quatre mille participants.
Samedi 19 janvier 2008 : rétention des
sans-papiers
Dans le cadre de la
journée européenne
d’action contre
l’enfermement des
sans-papiers, samedi 19
janvier, j’ai participé
à la manifestation
organisée devant le
centre de rétention de
Lyon-Saint-Exupéry
J’ai visité le centre,
avec mes collègues
parlementaires, Jean-Louis
Touraine et Christiane
Demontès, et constaté
les conditions
inacceptables
de rétention des étrangers. Ces
lieux fermés, entourés de barbelés et de policiers,
s’apparentent à une prison, avec des chambres de la taille d’une
cellule pouvant contenir jusqu’à 4 personnes.
Comment en particulier supporter de
voir des familles avec enfants retenues dans un tel lieu, même
si les personnels font d’incontestables efforts pour améliorer
les conditions de rétention. Comment supporter la vision d’un
espace destiné aux jeux d’enfants entièrement grillagé comme une
cour de prison…
Nous devons substituer d’autres
modes de rétention, qui soient dignes du pays qui initia la
déclaration des droits de l’homme, comme l’assignation à
domicile, en réservant la rétention à des cas particuliers.
Jeudi 17 janvier
2008 : La nouvelle école des Entrepôts
L’effort considérable réalisé tout au long du mandat pour l’école se concrétise dans chaque arrondissement de Lyon. Au cours des 7 années de notre mandat nous aurons réalisé 40 millions d’investissement pour la petite enfance et 170 millions d’investissement pour l’éducation, avec la construction ou la réhabilitation de 20 groupes scolaires. Cet effort éducatif ne s’est pas limité à
l’investissement. Nous avons impulsé
l’art à l’école, mis un accent majeur sur l’accompagnement
scolaire et fait en sorte que l’ordinateur devienne un outil
d’accès au savoir aussi usuel que le cahier et le livre.
L’inauguration de l’extension de
l’école des entrepôts dans le quatrième arrondissement fut
l’occasion pour Gérard Collomb de rappeler cette ambition
éducative et de souligner qu’il s’agissait du premier acte fort
d’aménagement du quartier, prélude aux grands projets des
« Rives de Saône ». Et dans le nouveau préau, le spectacle de
Fanny (photo) qui anime une formation aux arts du cirque tout
au long de l’année scolaire, rappellait l’étroite
complémentarité entre l’éducation artistique et l’enseignement.
Mardi 8 janvier
2008 : questions d'actualité : durée légale du travail
Je
suis intervenu mardi 8
janvier aux questions
d'actualités de
l'Assemblée
nationale sur la durée
du travail, en reposant
au ministre du travail
Xavier
Bertrand la question sur
la durée légale du
travail, à laquelle il
n'avait pas répondu.
Vous trouverez
ci-dessous l'extrait du
compte rendu analytique
de la séance et vous
pourrez consulter la
video de mon
intervention sur le site
de l'Assemblée
nationale.
Mardi 8 janvier
2008 : "questions orales sans débat"
Le
retrait historique de
l'état dans le
financement de la
culture pèse sur toutes
les institutions
culturelles
lyonnaises. C'est
pourquoi j'ai interrogé
mardi 8 janvier dans le
cadre des "questions
orales sans débat" le
gouvernement sur le
respect de ses
engagements
concernant l'opéra de
Lyon, le financement des
investissements réalisés
dans le cadre de la
convention patrimoine,
et le maintien d'un
financement par l'état
des postes de
conservateurs de
bibiothèques. J'ai
également posé la
question du label "scène
nationale" promis au
théatre de la
Croix-Rousse depuis un
an par l'ancien ministre
de la culture. Sur tous
ces sujets les réponses
du ministre qui
représentait Madame
Albanel (Martin Hirsch)
que l'inquiétude des
acteurs culturels est
malheureusement fondée.
Vous trouverez ci joint
ma question et la
réponse du ministre
extrait du compte rendu
analytique.